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Cinema Volem rien foutre à Al Païs

Derrière ce titre un peu étrange se cache un film. Un de ces films où vous êtes 7 dans la salle obscurs. Un de ces films qui passent qu'une semaine au cinéma et encore lorsqu'ils passent. Mais ce n'est pas parce que c'est un film d'art et d'essais. Ce n'est pas non plus parce que c'est un film compliqué, inregardable etc... Non rien de tout ça. C'est un documentaire. Ce n'est pas un documentaire à la Micheal Moore. Ce n'est pas un documentaire voyeur, qui cherche à faire du spectacle. Juste l'articulation autour d'un thèmes d'images, de discours de regards... Pourtant ce documentaire ne passeras pas à la télévision. Vous n'en entendrez pas parlé des les mass-médias. En effet après avoir visionné ce film on ne peut pas rester indifférent. On peut être indigné, hurler au scandale, bref être obtus et ne pas vouloir remettre en question les fondements même de notre pensée. Il remet en cause des bases. Et on ne peut que vaciller aprés ce film (ou alors être obtus !).

Je n'ai pas réellement de mots pour parler de l'impact qu'a eu le film sur moi. Mais je peux décrire en parti ce film. Il réussit à montrer que l'alternative est possible, et même mieux qu'elle existe. Durant 1h40 on voit des français, qui ont réussi à sortir de la logique libérale. Ceci est mis en perspective avec des salariés conscient de se tuer à la tache mais qui n'ont pas le courage de sortir du système, pas le courage de créer le système. Car oui il faut du courage pour créer une communauté auto-gérée. Il faut du courage pour en rejoindre une. Il faut du courage aussi pour critiquer, remettre en cause un système.

Et pourtant il y a une sorte de clarté dans ce film, une simplicité, presque une évidence. L'évidence de l'absurdité du travail et de la place essentielle que doit avoir l'Activité dans l'humanité. On en vient à se demander pourquoi la système tiens encore. On se pose beaucoup de question. Plusieurs scènes m'ont marquées et j'aimerais vous les décrire.

D'abord il y a cette ouverture avec le discours de Pompidou qui donne une très bonne définition du libéralisme, une définition claire comme plus jamais on en a eue car elle fait peur ! Il explique en effet que le libéralisme c'est supprimer le protectionnisme de l'Etat pour mettre chaque individu en concurrence. Et c'est vraiment terrifiant à entendre

Ensuite il y a cette maison déconnectée complètement d'EDF. Auto-suffisante en électricité. Suivis vers la fin du film de cette voiture qui fonctionne avec 75% d'eau et 25% de gasoil. Ou encore cette maison en paille construire pour moins de 15 000 €. Tant d'exemple qui nous font poser des questions sur notre façon de vivre, notre habitat.

Après vous avez un passage sur la violence patronale, qui me fait douter sur ma non-violence, et sur ma définition de violence même. On voit des images de salariés attaquant des biens matériels du MEDEF, ou d'entreprises. Avec le discours de l'un d'entre eux expliquant que c'est de la légitime défense, en effet des salariés meurent chaque jours par centaines à cause de leur travail (accident du travail, suicide ...). A cause de la pression des dirigeants sur eux, du manque d'application des normes de sécurité etc... Le raisonnement va plus loin. En effet ce salarié évoque les délocalisations financières et fait remarquer la violence de ces dernières, jetant des humains à terre, sans ressource dans le seul but d'augmenter un peu les profits d'une entreprise. Bien sur quand je pense à la violence je pense à celle des baricardes des communards, à celle des affrontements avec la police ... Pouvons nous alors répondre à la violence sans violence ? Je ne sais pas. Ce qui est sur c'est qu'on ne doit pas se désolidariser de ces mouvements qui ont les mêmes objectifs que nous. Et voir Bernard Thibaut le faire c'est triste. D'autant plus que le n°2 du medef (M.Kessler) dans la séquence suivante à un discours d'une rare violence sur ces salariés poussés à bout qui utilise les mêmes armes que les gens qui les ont poussés à bout.

Enfin bien sur il y a cette séquence de fin discutable, mais qui fait froid dans le dos. Pierre Carles, le réalisateur du film, pose une question à Mme. Alliot-Marie ministre de la défense lors d'une manœuvre militaire d'entraînement. Il fait remarquer qu'il est dans les missions de l'armée la défense de l'économie de la nation. Ce que la ministre confirme. Il demande dans ce contexte si un nombre important de français arrêtaient le travail salarial ce que ferait l'armé. A cela la politicienne dit ne pas comprendre la question ...

Je pense que ce film auras une influence forte sur mes analyses à venir. Une influence forte aussi sur les engagements que je vais avoir. Ce film auras en tout cas mis en moi un grand nombre de doute. Il est le début d'un questionnement sur l'Alternative, ou plutôt les Alternatives.
 
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Commentaires
1.   Fossa    dimanche 1 avril 2007 à 18:44

"des salariés meurent chaque jours par centaines à cause de leur travail"
Tu peux nous la refaire au ralentis stp
accident domestique 1 personne sur 10 de touché par ans et 18 000 morts par ans
accident du travail moins de 2000 morts par ans
et puis sans parler des chiffres ne trouve tu pas un peu decaler de parler au nom des travailleur toi qui n'a jamais travaillé de ta vie?

 
2.   Valeuf    dimanche 1 avril 2007 à 19:39

Je reconnais m'emporter sur le chiffre de centaines de mort par jour. Ceci dit on est à 1000 par an officiel. A ça il faut rajouter tous les cancers liés à l'amiante, les suicides liés au monde du travail. On est pas encore à 100 par jours, mais on doit s'en rapprocher.

Après je ne parle pas au nom des travailleurs. Le nous utilisé désigne les militants de l'alternative. Ceux qui comme moi pense qu'un monde basé sur d'autres valeurs que l'échange marchand. Face à cela ces personnes ont un ennemi ceux qui veulent nous faire croire que le système ne peut pas changer, ceux qui veulent nous faire croire que la route est tracée, ceux qui dirigent la pensée des gens pour leur faire admettre que l'alternative n'est pas possible. J'ai toujours considérer que nous devions combattre ces gens sans violence sans haine. J'ai longtemps considéré que les militants de l'alternative qui utilisait la violence n'avait pas leur place. Mais je change, et je me demande de plus en plus si nous ne devons pas rester solidaire de leurs actions. Je me demande s'il ne faut pas accepter le mode de fonctionnement qu'avait Action Direct par exemple. Même si cela heurte toujours pas sensibilité non-violente.

Maintenant c'est faux de dire que je n'ai jamais travaillé. Tu sais très bien que j'ai eu des expériences professionnelles. Et les expériences que j'ai eue m'encourage à ne pas rentrer sur le monde du travail, quel qu'en soit le prix. Donc oui je serais un déserteur du monde du travail et c'est pour cela que je limiterais mes expériences du monde du travail au strict minimum.

 
3.   Fossa    dimanche 1 avril 2007 à 20:18

Tire encore un peu sur les cheveux pour les chiffres tu y arrivera p-e

Si tu parle de ton ST10 (stage ouvrier ) laisse moi rire car sur se que tu m'en a dis il n'y avais rien d'ouvrier.
dis moi a tu appris a te servir du transpallette depuis le gala?
sais tu se que sais que de suer au travail ?(autre que de fare qq semblant d'algorithme devant un ordi)

mais oui je vois tu veux amener le monde au minimum de travail, mais tu oublie une chose, le monde tournera dans le meme sens et a la meme vitesse.
descend de ta lune ici le monde il tourne et n'est pas en geostationaire
l'economie de la france dépend de l'europe ainsi que des etats unie et du reste du monde
dans ce cas il faudrais que le monde entier saute à pieds joins dans la mm direction et p-e la terre arretera de tourner mais bon de passer1666Km/h à zero ben ça fais mal à la gueule

Pourquoi faire des etude d'ingenieur si c'est pas pour faire un travail apres ? ( la ça m'echappe tu veux faire de la politique :) )

 
4.   Valeuf    dimanche 1 avril 2007 à 21:15

Faut-il savoir se servir d'un transpalette pour savoir ce qu'est le monde du travail ? J'ai côtoyé le quotidien des "opérateurs" de chez Thomas. Côtoyé la réalité du monde du travail. En quoi réaliser un programme aux ordres d'un chef est-ce moins le monde du travail que réaliser une pièce aux ordres d'un chef ? Enfin bon après il semblerait que tu considére que seul le travail manuel est un travail, que seul le travail ou l'ont su est un travail.

Après je ne veux pas amener le monde vers un travail minimum. Je ne veux amener le monde nul part. Je ne suis pas un utopiste. Je me pose des questions sur MA place dans le monde, particulièrement dans le monde du travail.

Maintenant tu sais la terre n'a pas toujours tournée pareil. Il y a 300 ans nous étions en monarchie. Il y a 3000 ans le capitalisme n'existait. Je ne suis pas sur que les choses soit inexorable, comme tu as l'air de le dire.

Enfin pourquoi faire des études d'ingé si ce n'est pas pour avoir un travail plus tard ? Parce que je me plais à faire ces études ? Parce que la pression sociale me pousse à faire des études ? Parce que ces études pourraient me permettre d'avoir une activité et non un travail plus tard ?

 
5.   Fossa    dimanche 1 avril 2007 à 22:14

J'veux juste te voir en train de te tuer en faisant un programme.

 
6.   Valeuf    lundi 2 avril 2007 à 19:36

Tu confonds un peu tout ce que je dit. J'ai fait remarqué dans mon billet que je commençais à pouvoir comprendre pourquoi des salariés avaient des actes violents au vu de la violence qu'ils subissaient. Jamais je me suis plains de les avoir subies.

J'ai aussi fait remarqué dans un commentaires et dans le billet que je me posais des questions sur ma place dans la marché du travail. Et ce pour deux raisons. D'abord car cela veut dire que j'accepte de cautionner les violences qu'indirectement je pourrais aider à produire. C'est le cas de la création de programme facilitant l'emploi d'intérimaire par exemple.

Maintenant je crois que tu as une vision du travail basée essentiellement sur l'effort, (physique le plus souvent) et qu'en fonction des efforts fournis dans celui ci nous augmentons plus ou moins nos moyens d'existence. Je me trompe ?

 
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